Transsibérien

J’ai pris le transmandchourien pour revenir de Beijing à Moscou. Cette ligne contourne la Mongolie par l’est. Le voyage est direct, sans escale. Six jours, sept nuits dans le train. Si la région à l’est et au nord de la Mongolie est superbe, le tracé entre Irkoutsk et Moscou est un peu décevant. Au lieu des grandes steppes auxquelles je m’attendais, j’ai surtout vu des alignées d’arbres et des cités industrielles dévastées. Le terrain sur lequel passe la ligne de chemin de fer est en effet très instable et des arbres ont dû être plantés tout le long de la voie ferrée pour la stabiliser.

Carte du tracé du Transsibérien (Transmandchourien)

Retour d'Asie en Transsibérien jusqu'à Moscou, en train ensuite jusqu'à Berlin, puis en autostop jusqu'en Suisse

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Monkey Business

Pour ce retour en transsibérien sur l’Europe depuis l’Asie, je suis passé par une agence spécialisée dans le transsibérien: Monkey Business. Elle est basée à Hong Kong et à Beijing. Adepte du voyage indépendant, ce n’est pas dans mes habitudes de recommander des agences de voyage, mais là, je recommande vivement de passer par eux.

Ils réservent des compartiments pour leurs clients, ce qui permet de se retrouver entre voyageurs, ce qui est assez appréciable lorsqu’on est bloqués dans un train durant une semaine. Certains (japonais, coréens, australiens, etc.) commencent leur voyage en partant sur l’Europe, d’autres (européens) terminent le leur et rentrent. On peut partager, échanger, communiquer. Je garde encore aujourd’hui, près de vingt ans plus tard, de forts liens d’amitiés avec certaines des personnes rencontrées dans le transib’. On est aussi plus tranquille quant à ses affaires. Chacun surveille celles des autres.

D’autres voyageurs qui s’étaient procurés leurs billets par leur propres moyens se sont retrouvés dans des comaprtiments avec soit des russes, soit des chinois, avec qui il leur était impossible de communiquer. De plus, les chinois, des pros, faisaient du commerce dans les gares intermédiaires et bourraient les compartiments de tout ce qui était possible et imaginable (ballots de fringues, de bouffes, etc.) envahissant tout espace dans le compartiment (et ses alentours) et y rendant la vie intenable. Cela a peut-être changé depuis, à vérifier. Ceux qui se sont retrouvés avec des russes ont dû supporter des mecs bourrés à la vodka du matin au soir. Un de ces voyageurs s’est fait piquer sa moneybelt avec passeport, fric, cartes de crédit, etc. après s’est fait saoûler à mort par ses voisins de compartiment.

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