Le Garh Palace de Bundi

Publié dans Rajasthan

Le Garh Palace de Bundi

Nul doute: sans le Garh Palace, Bundi ne serait pas Bundi. Ce majestueux palais rajput du XVIe-XVIIe siècle surplombe la ville et lui donne une bonne partie de son cachet. Il est aujourd'hui désaffecté, mais une petite partie reste ouverte aux visites. Incontournable.

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Le Garh Palace de Bundi depuis les collines environnantes

Cour intérieure derrières les premiers rempartsOn accède au Garh Palace par Sadar Bazaar, la rue principale de la vieille-ville de Bundi. Lorsqu'elle fait un coude à gauche en direction du lac Nawal Sagar, un chemin en cul-de-sac continue tout droit, menant à l'entrée du Garh Palace. Un guichet abrite un caissier nonchalant qui prélève des taxes dont on se sait trop à quoi elles serviront: 100 ₹ d'entrée pour les touristes, 50 ₹ pour un appareil photo et 100 ₹ pour une caméra vidéo. On peut avoir des doutes sur leur affectation à l'entretien de l'édifice qui malheureusement tombe peu à peu en ruines.

Un sentiment de désolation

Suit un chemin pavé escarpé qui zigzague entre les fortifications. Des échoppes bordent la rue, fermées pour la plupart, à l’exception d’une boutique de pierres semi-précieuses et d’un restaurant qui donne sur une grande cour en contrebas. Tous deux sont vides. Les vendeurs de la boutique y allument la lumière lorsqu’on y pénètre. Le restaurateur, dépité, se plaint comme beaucoup d’autres du manque de visiteurs à Bondi cette année. De fait, derrière lui, toutes les tables sont vides.

La Hathi Pol, le Porte aux éléphants, vue de l'intérieur

La salle des audiences publiques, avec le trône de marbre au centre

Le Diwan-i-Am, la salle d'audiences publiques

La Hathi Pol, la Porte aux éléphantsEn continuant, on arrive à la Hathi Pol, la «Porte aux éléphants», qui donne accès au palais. Deux éléphants y sont sculptés au dessus du linteau.

Derrière, une grande cour intérieure mal entretenue est dominée par le trône en marbre du Ratan Doulat (Diwan-i-Am), la salle d'audiences publiques située au premier étage en face de la porte.

La salle des audiences publiques et le trône

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On accède au Ratan Doulat par un escalier sombre sur la droite du patio, dont les autres portes et escaliers sont condamnés. En face du trône, de petites portes donnaient sur de modestes cabinets ministériels aujourd’hui laissés à l’abandon.

Le Diwan-i-Khas, la salle d'audiences privées

La terrasse des audiences privées

Au fond, une petite porte mène à la cour des audiences privées, un large espace équipé d’un bassin et offrant une vue panoramique de Bundi.

Vue de Bundi depuis le Garh Palace

Aux extrémités, des salles aux murs couverts de fresques sont soutenues par des piliers finement sculptés.

 

Une fresque murale dans une des salles attenante à la terrasse des audiences privées

Dans un des angles de l’esplanade, un étroit escalier monte à un étage supérieur avec des salles aux murs aussi décorés de fresques et de mosaïques.

Le Chhatra Mahal, à l'étage supérieur

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Le chemin d'accès au jardin suspendu et au Badal Nahal

Fin de la visite pour cette aile du palais. Il faut revenir en arrière jusqu’à la Porte aux éléphants et monter le chemin qui longe les murailles. On accède alors à une vaste esplanade abritant un jardin suspendu. La vue sur Bundi y est imprenable.

les fresques murales du Badal Nahal, le "Palais des nuages"

Le jardin suspendu, avec le Badal nahal au centre

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Un escalier en fer donne sur le Badal Nahal, le «Palais des nuages», une petite cour intérieure décorée d’impressionnantes fresques murales du XVIIIe siècle, particulièrement bien conservées, représentant des scènes de la vie princière de l'époque ou de l'histoire de Radha et Krishna.

Fresque murale du Badal Nahal

Fresque murale du Badal Nahal

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Incurie de l'Archeological Survey of India

Hum...Les lieux ouverts au public représentent un faible pourcentage du Garh Palace. Les pourcents restant sont paraît-il désaffectés et en piteux état, livrés aux chauves-souris. Il est regrettable que l’Etat indien, par le biais de l'Archeological Survey of India, ne puisse entretenir correctement un tel joyau du passé rajput et le laisse tomber en ruines, plus ou moins dans l’indifférence. Les investissements seraient certes conséquents pour restaurer un bâtiment de cette taille et dans cet état d’abandon, mais ils en vaudraient ô combien les efforts consentis.

 

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