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Iran 2012 - Téhéran 2, le retour...

Calligraphie d'Esrafil Shirchi, un des grands calligraphes iraniens contemporains

Arrivé à Téhéran mercredi soir vers 20 heures de Masuleh, j’avais l’impression d’être dans une autre ville que celle que j’avais visitée un mois plus tôt. Je suis descendu à l’Atlas Hotel. Cher, 52 US$ ! donné à 38 US$ dans le Lonely, mais vu ce que m’a coûté mon mois en Iran, j’ai pu me le permettre. Cher donc, mais central (métro Ferdowsi à cinq minutes), calme et avec wifi, ce dont j’avais besoin pour mettre à jour mon site. J’ai aussi été attiré par son resto avec un menu paki-indo-iranien, dixit le Lonely. Là encore, le Lonely doit se réactualiser. Vivement l’édition prévue en août prochain (2012). Pas de bouffe paki-indienne. Que des plats iraniens (succulents), essentiallement des kebabs et une ou deux spécialités quand elles sont disponibles, dont une aux aubergines et bœuf en sauce, excellente. Mais le resto est désespéremment vide. Le personnel, très sympa, se glande tant qu’il peut.

Calligraphie persane

Calligraphie d'Esrafil Shirchi, un des grands calligraphes iraniens contemporains

Calligraphie d'Esrafil ShirchiLe lendemain, jeudi, journée achats compulsifs avant de rentrer en Suisse. Je voulais trouver une bonne librairie pour de chouettes livres de calligraphie perse, que j’aime beaucoup, et faire quelques emplettes au bazar, genre pistaches, nougat et autres spécialités que j’ai appréciées durant mon voyage. Et quelques cadeaux pour la famille et les amis. Je voulais donc commencer par les librairies le matin et faire le bazar, plus frais, l’après-midi. On m’a conseillé d’aller sur Enqelab avenue, à la hauteur de l’université de Téhéran, pour trouver des bouquins sympas. Et effectivement…

J’ai fait quatre librairies et j’ai dû mettre le holà. J’en étais à 23 kilos de bouquins. J’ai dû appeler un taxi pour rentrer à l’hôtel. Exit le bazar, j’étais déjà en surpoids de sept kilos.

Aban Book

Un graffiti de BanksyMais quelle belle moisson ! J’ai mis la main sur de superbes éditions des meilleurs calligraphes iraniens dans une petite librairie en partie spécialisée dans le graphisme, la photo et le design iraniens, avec une large sélection de livres d’art en éditions de qualité (rare en Iran). J’y ai même trouvé un recueil d’œuvres de Banksi en farsi. Il faut compter entre 350 et 600'000 rials par bouquin.

Je leur fais un petit coup de pub, car c’est une mine d’or et le boss est sympa et parle deux trois mots d’anglais (le vendeur, lui, est pas très réveillé…). La librairie n'est pas sur Enqelab même. Il faut descendre une rue en face de l’entrée de l’uni. C’est un peu plus bas sur la droite, au croisement entre Fatehi Dadian (ou Darian) dead end, et Fakhr-e Razi ou une de ses parallèles (voir carte ci-dessous): www.abanbook.com - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Librairie Aban Book à Tehran pour les arts graphiques

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Un jour de bonus

J’ai passé le reste de la journée et le lendemain à mettre mon site à jour. A Masuleh, il n’y a pas Internet (il faut aller à Fuman) et j’ai pris pas mal de retard. Vendredi soir, j’avais réussi à faire l’essentiel. Content, mais triste de partir le lendemain en début de matinée. J’ai organisé le trajet pour l’Imam Khomeyni International Airport (IKIA) de Téhéran, l’accueil à l’arrivée à Genève et tout et tout, puis je suis allé manger. En attendant mon repas, je réfléchis et compte mes jours de visa, car je suis limite. Et j’arrive à vingt-neuf au lieu de trente. C’est bizarre, ça ne me ressemble pas… je recalcule, j’arrive au même résultat. Là, je me dis qu’il y a un bug. En rentrant à ma chambre, je fonce sur mon billet électronique pour vérifier. Et en effet, mon vol n’est pas le samedi à 8h25, mais le dimanche à la même heure. Je me suis lamentablement planté… Je fonce pour tout réorganiser, le taxi, l’accueil, etc., le sourire aux lèvres. Heureux ! J’ai gagné un jour de voyage…

Azadi Tower

Azadi Tower à Téhéran

Donc, une journée de plus à Téhéran. Je pars faire la tournée « carte postale ». Direction Azadi Tower. Certainement le monument le plus connu de Téhéran en occident. J’ai encore en tête les images de ce bâtiment blanc en Y inversé, entouré d’une foule immense sur une place immense. J’ai quand même envie de le voir.

Les pelouses d'Azadi Tower étroitement surveillées...Construit sous le Shah au début des années 1970, il renferme un centre culturel avec cinémas, expos en sous-sol, musée, etc. Il a longtemps été fermé et devait rouvrir en 2008. A-t-il été réouvert ? je ne sais, mais il est fermé depuis belle lurette. Impossible d’y entrer, même pour monter voir la vue. Il est entouré de larges zones gazonnées, surveillées par des gardiens qui se liquéfient sous le soleil et sifflent dès qu’un pékin a le malheur de mettre le pied sur la pelouse. Le quartier grouille de flics.

Ma séance terminée, frustré de n’avoir pu faire quelques clichés des toits de Téhéran, je pars sur Milad Tower pour 40'000 rials. Je ne me sens pas en super forme. Coup de chaud (mon thermomètre est monté à 40°C autour d’Azadi Tower) ou contrariété due au retour imminent ? je ne sais toujours pas.

Milad Tower

Mehran Milad Tower (photo ©)

Milad Tower, un des plus hauts bâtiments du monde (435 m) est posé sur une colline entre un nombre impressionnant d’échangeurs routiers. On y trouve des restos, des galeries d’art (très gouvernemental apparemment), un centre de congrès, un hôtel et… la tour, au haut de laquelle devrait se trouver un resto tournant. Mais là, il était fermé (temporairement ou définitivement ?). On peut néanmoins accéder à la plateforme d’observation pour la « modique » somme de 90'000 rials (!). Un ascenseur nous y emmène en quarante secondes. A l’accélération, on sent prendre des G et il vaut mieux ne pas être sujet au vertige en raison des parois vitrés.

Le long de la rampe d’accès de plusieurs centaines de mètres qui conduit de la route à la tour, la palissade d’un chantier présente d’intéressantes photos de Khomeyni en grand format.

Téhéran vue depuis la Mehran Milad Tower

Ayant pris mes photos de Téhéran et m’étant sustenté la moindre dans un resto quelconque du pied de la tour, j’ai voulu mettre le cap sur un musée de calligraphie, mais c’était trop tard. Comme je continuais à ne me sentir pas très bien, j’ai pris le chemin de l’hôtel. Exit Téhéran pour 2012. Enfin presque

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