Sécurité en Iran

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Vu que c’est la question que tout le monde se pose, je l’aborde d’entrée, ou presque. De manière générale, l’Iran n’est aucunement un pays dangereux (sauf à traverser une route à pied). De tous mes voyages, les iraniens sont le peuple le plus accueillant et le plus adorable que je n’aie jamais rencontré. Rien à voir avec l’image que nos médias nous transmettent de ce pays. Durant mon séjour d’un mois, je n’ai jamais ressenti de sentiment d’insécurité, quel que soient les endroits que j’ai visités, quelles que soient les heures du jour et de la nuit.

A une exception: deux jeunes crétins barbus et rigolards en voiture ont donné un coup de volant dans ma direction, après avoir donné un coup d’avertisseur, alors que je marchais au bord d’une route à Yazd. Ben ouai, comme partout, il y a quelques cons, mais la proportion est vraiment basse. Il existe néanmoins des risques spécifiques.

Zones à risques

Frontière irakienne

Suite à la guerre Iran-Irak des années 1980, des mines anti-personnelles sont encore dispersées dans la nature dans la région frontalière avec l’Irak, mais les zones concernées semblent fermées aux touristes.

Frontière pakistanaise

La frontière Est est très instable, particulièrement le Baloutchistan, bien que sa partie iranienne ait la réputation sur place d’être moins dangereuse que la pakistanaise, où plusieurs personnes sont assassinées tous les jours par les Talibans. Cette région est donc fortement déconseillée. Son passage en véhicule se fait généralement sous escorte militaire.

Risques politiques

L’Iran est une dictature avec un imposant appareil répressif qui ne plaisante pas lorsqu’il s’agit de la sécurité de l’Etat, qui est comprise dans un sens assez large. Toute critique du gouvernement peut entraîner des problèmes. Il y a des flics partout mais comme me disait un de mes interlocuteurs, les pires sont ceux en civil et il y en a partout. Des oreilles traînent dans les rues, dans les parcs. Les iraniens ne parlent donc pas de politique dans les espaces publics.

Je ne sais pas exactement ce que l’on risque en tant que touriste, mais les iraniens avec qui on discute, eux, risquent gros s’ils sont entendus critiquer le gouvernement. Une grande prudence est donc de mise.

Risques pénaux

Le code pénal de l’Iran est basé sur la sharia et la peine de mort est en vigueur pour des délits considérés comme mineurs en Occident ou pour des comportements non répréhensibles. L’Iran applique encore des peines corporelles et des exécutions publiques.

Drogues et alcool

La possession – même de petites quantités – et le consommation de drogue et d’alcool sont rigoureusement interdites et punies de lourdes peines de prison. Le trafic de drogues est puni de la peine de mort.

Vie sexuelle

En Iran, les relations sexuelles hors mariage sont interdites et les peines dépendent de la situation conjugale des amants. S’ils sont célibataires, ils encourent des peines de prison. S’ils sont mariés et ont des relations extraconjugales, ils encourent la peine de mort. On ne va donc pas en Iran pour flirter… (à moins de vouloir se marier).

Le fait d’y voyager comme touristes en tant que couple non marié, notamment l’hébergement dans la même chambre d’hôtel, ne pose par contre aucun problème.

Apostasie

L’apostasie, c’est à dire de renoncer à une religion pour une autre, est interdite aux musulmans en Iran et également punie de mort.

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